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L’édit de tolérance

L’édit de novembre 1787, dit édit de tolérance, enregistré par le parlement le 29 janvier 1788, ouvrit aux réformés une ère nouvelle et leur rendit enfin une partie de leurs droits. Dorénavant, les protestants auraient le droit de jouir des biens leur appartenant en propriété ou en succession. Dorénavant, ils pouvaient exercer tous commerces, arts, métiers et professions. Ils avaient le droit de contracter mariage. Cette dernière disposition avait un effet rétroactif. Cela permit à ceux qui possédaient un acte de mariage établi par un pasteur, même plusieurs années auparavant, de faire valider leur mariage. A Saint-Quentin, Jeancourt, Nauroy, Hargicourt, etc., les mariages furent réhabilités devant les officiers de justice de Saint-Quentin. A Templeux, ils furent réitérés au bailliage (Péronne).

Quant aux ministres, l’édit restait muet à ce sujet. Mais ses concessions explicites en entraînaient de sous-entendues. Comment en effet baptiser, marier et inhumer sans pasteur ? Par ailleurs, les conditions qui devaient distinguer le culte public du culte privé n’étaient pas spécifiées. Mais le roi avait manifesté devant le parlement de Paris son intention d’adoucir les lois pénales qui blessaient les droits de l’humanité. Des assemblées religieuses eurent donc lieu, au risque et péril des assistants. En pratique, le traitement fait aux protestants dépendait du bon vouloir des intendants.

En ce qui concernait les sépultures des protestants, les formalités compliquées et coûteuses de la déclaration de 1736 cessèrent complètement d’être appliquées. Louis XVI en avait d’ailleurs déjà fait abolir les taxes depuis plusieurs années.

Le régime de tolérance ne fut qu’une courte étape dans la marche désormais rapide des principes libéraux. En août 1789, l’Assemblée décréta que : " ....Tous les citoyens étant égaux à ses yeux, sont également admissibles à toutes dignités, places et emplois publics, selon leur capacité et sans autre distinction que celle de leurs vertus et de leurs talents ". Et un peu plus tard : " ...Nul ne doit être inquiété pour ses opinions, même religieuses, pourvu que leur manifestation ne trouble pas l’ordre établi par la loi. " Le 10 juillet 1790 l’Assemblée rendit à leurs ayants droit les biens des réformés réfugiés à l’étranger.

 

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