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La réforme à St Quentin
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Joachim Dumoulin est né à Orléans en 1538. Il dessert Mouy-en-Beauvaisie (Oise) en 1565, Saint-Pierre-Aigle (Aisne) en 1576, d'où il est plusieurs fois forcé de s'éloigner pour échapper aux dangers de la guerre, le Catelet (Aisne) en 1592 et jusqu'en juin 1595. Après la prise de la forteresse du Catelet, il est nommé à Jargeau (paroisse d'Orléans) et y reste jusqu'en 1615. Il meurt trois ans plus tard à Saumur.

La Réforme après la Saint-Barthélémy

Au soir du 23 août 1572, la Saint-Barthélémy anéantissait un grand nombre de protestants. Des ordres venus de Paris arrivèrent au gouverneur de Picardie, Léonor d’Orléans, duc de Longueville. C’était un homme juste ; il fut frappé d’horreur et ne s’employa qu’à calmer les esprits et à réfréner le fanatisme. La Picardie fut donc relativement épargnée. Le Vermandois, où les réformés n’étaient pas encore très nombreux, fut préservé. Mais, terrifiés par les nouvelles du dehors, certains huguenots s’enfuirent et d’autres abjurèrent.

Saint-Quentin ne retrouva une vraie communauté réformée que quelques années plus tard, lorsqu’il y eut une forte arrivée de réfugiés huguenots venus de l’autre côté de la frontière. En effet, Philippe II d’Espagne continuait à persécuter cruellement ses sujets des Pays-Bas. En 1579 l’un d’eux, Armand Crommelin, vint se réfugier à Saint-Quentin. Il fabriquait des batistes et des linons. Son industrie remplaça bientôt dans la ville celle du drap et en fit dès lors la richesse. Les autorités de Saint-Quentin ne craignaient pas tant l’arrivée de nouveaux habitants que l’invasion des idées nouvelles ! On accusa donc d’espionnage certains nouveaux venus, ce qui permit d’en expulser un certain nombre.

En 1589, Saint-Quentin continuait à marquer son opposition au calvinisme. D’abord rattachée à la Ligue par idéologie religieuse, elle s’en éloigna à cette époque lorsque la Ligue évolua en parti plus politique que religieux. Les autorités saint-quentinoises signèrent alors le " Serment d’Union ", mélange de fanatisme religieux et de haine. Elles juraient d’extirper l’hérésie et d’exterminer les hérétiques tout en proclamant leur entier dévouement au roi et au pape.

A quelques lieues de Saint-Quentin, la forteresse du Catelet-les-Gouy fut un important lieu de culte. Elle se dressait au bord de l’Escaut, frontière entre France et Pays-Bas espagnols. Cette forteresse avait été bâtie en 1520, sur ordre de François Ier, par Jean d’Estrées, capitaine et grand maître de l’artillerie de France. Jean d’Estrées avait été l’un des premiers gentilshommes picards à embrasser le calvinisme. Suivant toute vraisemblance, c’est lui qui, à la faveur du traité de paix de Saint-Germain-en-Laye (août 1570), organisa un lieu de réunion en son château. Les protestants des environs, tant du côté français que du côté des Pays-Bas espagnols, purent s’y retrouver. Malheureusement la Saint-Barthélémy força Jean d’Estrées à abjurer. Par ailleurs l’édit de Nemours du 8 juillet 1585 ayant révoqué les garanties royales antérieures, les cultes cessèrent à cette époque.

Après l’avènement d’Henri IV et la remise en vigueur des anciens édits de pacification (juillet 1591), il sembla opportun de reprendre le culte au Catelet, ce qui fut fait avec la permission du roi. Le ministre Joachim Dumoulin[4] prit en charge la paroisse. Ses registres subsistent encore : baptêmes de novembre 1592 à février 1595 et mariages de 1592 à 1594. Cependant, la forteresse fut prise par les Espagnols, le pasteur s’enfuit et les cultes furent évidemment supprimés.

D’autres lieux, déjà cités, servirent encore, plus ou moins officiellement, aux réunions des huguenots : Chastel-en-Cambrésis, Tupigny, Prémont, Seraucourt, Crépy, Laon, ...

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