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dernières modifications le 26 Juin 2004

20. Sites généalogiques Suisses sur Internet

Au vu du nombre grandissant de questions sur la généalogie Suisse, Guy-Michel Coquoz, Roger Devaud et Guillaume Rœlly ont rassemblé un certain nombre de sources pour proposer cette mini-FAQ.

20.1. Généralités sur la Suisse
20.1.1. Géographie
20.1.2. Histoire
20.1.3. Institutions
20.1.4. Langues
20.1.5. Religions
20.2. Sources
20.2.1. Généralités
20.2.2. État-Civil
20.2.3. Archives cantonales
20.2.4. Les Mormons
20.2.5. Documents bibliographiques
20.2.6. Associations Généalogiques / Listes de diffusions
20.2.7. Héraldique
20.2.8. Noblesse
20.3. Comment Chercher
20.3.1. Commune d'origine
20.3.2. Comparer son travail et celui des autres
20.3.3. Particularités Cantonales
20.3.4. Onomastique
20.4. Migration
20.4.1. Immigrations
20.4.2. Émigrations
20.4.3. Militaires et mercenaires suisses

20.1. Généralités

20.1.1. Géographie

La Suisse est un pays au centre de l'Europe. Sa géographie est principalement montagneuse dans la chaîne des Alpes. Vous pouvez en voir des cartes géographiques sur les sites suivants :

Deux particularités géopolitiques :

20.1.2. Histoire

La Suisse une confédération dont les fondements datent de 1291. Pour en savoir plus sur l'histoire Suisse visitez l'un des sites suivants :

La Suisse ne s'est pas constituée de manière uniforme ni instantanée. Les cartes géographiques historiques donnent les contours des cantons, les alliés, ainsi que les possessions plus ou moins éphémères. On consultera en particulier :

La révolution française a été suivie d'occupations en 1793 de contrées limitrophes où furent créés des départements : Mont-Terrible et Simplon. Lors du consulat et du premier empire français, des découpages particuliers ont été prévus et/ou appliqués. Plus de détails sur http://www.histoire-empire.org/departements/suisse.htm

La Suisse comporte 20 cantons + 6 demi-cantons. Elle forme une communauté douanière avec la principauté du Liechtenstein (qui n'est donc pas un canton et n'est pas dans les limites de la confédération). Voici également des informations sur l'éphémère canton de Fricktal http://www.fricktal.ch/geschichte/default.htm

On trouvera un descriptif de l'histoire du drapeau suisse sur la page http://switzerland.isyours.com/f/guide/general/swiss.flag.history.html.
Pour qui s'intéresse aux vestiges visibles de l'histoire, un site sur les châteaux en Suisse http://www.swisscastles.ch/default.htm qui sont pour la plupart dans un état de conservation remarquable.

Pour vous aider à comprendre les mesures utilisées par vos ancêtres, vous trouverez sur http://membres.lycos.fr/bielmann/criblejp/index.html un utilitaire vous permettant de convertir les anciennes unités fribourgeoises en unités SI.

20.1.3. Institutions

Pour bien comprendre les particularités des institutions suisses, regardez les infos sur le droit comparé des institutions suisses et françaises. http://www.mont-blanc-leman.org/region/transfrontalier/institutions/index.html

Les communes suisses :

Index communaux (contiennent les renseignements administratifs sur les communes), seul le premier est complet pour l'instant (il renvoie sur les sites des communes)...

Drapeaux et bannières des communes et cantons : http://www.atlasgeo.net/communes/index.htm

Les pages blanches de l'annuaire : http://www.pagesblanches.ch/ et l'annuaire e-mail http://www.directories.ch/cgi-bin/etv/etv?lang=fr&d=ead.

20.1.4. Langues

Quatre langues officielles y ont cours : par ordre d'importance : allemand, français, italien et romanche http://www.tlfq.ulaval.ca/axl/europe/suisse.htm. Voici une carte pour en apercevoir les limites. http://www.eye.ch/swissgen/chspra.jpg
La frontière linguistique entre français et allemand est nommée le "Roestigraben" http://www.bahn-bus-ch.de/sprachen/graben.html#francais. Il faut également savoir que les suisses alémaniques n'utilisent pas l'allemand "hochdeutsch" mais un dialecte nommé "Schwiizertüütsch" qui a cours aussi bien par oral que par écrit. Un dictionnaire existe, environ CHF 40 :

Vous pourrez également avoir des problèmes dûs à la cursive utilisée : c'est souvent du "gothique". Ce terme francophone est en fait impropre et ne sera pas compris par vos correspondants germanophones, il vaut mieux parler de Spitzschrift ou d'écriture Sutterlin... Pour vous aider à déchiffrer : Le latin a également eu une place de choix dans les registres des églises.

20.1.5. Religions

De nombreuses religions sont actuellement présentes en Suisse. Tel n'a pas toujours été le cas. On trouvera sur http://hypo.ge-dip.etat-ge.ch/www/cliotexte/gif/suisse.religion.1530.coul.jpg une carte de la répartition en 1530, puis en 1650 http://hypo.ge-dip.etat-ge.ch/www/cliotexte/gif/suisse.religion.1650.coul.jpg et enfin une carte actuelle. http://www.cfdp.ch/geofri/Images/Cartes/Fondsdecartes/suisse/konfessf.gif. On trouvera également bon nombre d'informations sur http://switzerland.isyours.com/f/guide/religion/index.html avec des détails sur les figures suisses marquantes de chaque religion (St Nicolas de Flue, Zwingli, Calvin).

Un répertoire des paroisses catholiques existe sur http://www.kath.ch/paroisses.htm. Celui des paroisses protestantes de la partie germanophone se trouve sur http://www.ref.ch/links/gemeinden.html. Il n'y a pas d'index centralisé des paroisses protestantes de la Suisse romande. On peut accèder à des ressources cantonales au travers de http://www.protestant.ch/ciepr/html/presence_de_l_eglise.html. Vous trouverez tout sur l'utilité de ces adresses dans le § 20.3.3. Particularités Cantonales

20.2. Les sources utiles au généalogiste (Archives / Associations)

20.2.1. Généralités

Différentes sources sont disponibles pour le généalogiste. Vous en trouverez un descriptif complet indiquant en particulier les dates auxquelles elles se réfèrent sur http://www.unige.ch/biblio/ses/jla/gen/sou003-f.html#TOPSources
L'accès a toutes ces sources ne se fait pas de la même façon. On peut en effet distinguer les sources d'état-civil, les sources d'archives et les sources bibliographiques. Elles ne se consultent pas toutes de la même façon (droit d'accès, délai de communication, lieu de conservation ...)

Il convient également de connaître ses droits et devoirs vis à vis de la loi suisse. Nous vous recommandons à ce sujet :

20.2.2. État-civil

Pour l'état civil (1876 - à nos jours) vous n'effectuez pas les recherches vous même mais un officier d'état civil suisse le fait pour vous. Ce service est payant. Il faut savoir que :

Pour faire une demande soit en français, en allemand ou en italien : le canevas se trouve sur http://www.unige.ch/biblio/ses/jla/gen/ren00.html

20.2.3. Archives Cantonales et autres services d'archives

Pour les actes religieux (BMS) période ~1550-1876 vous effectuez vos recherches vous même à l'aide de microfilms aux archives cantonales (mais il n'y a pas beaucoup de places). L'accès aux archives cantonales est gratuit.

Pour les actes de la période ancienne (1300-1550) registres d'allégeances et autres il faut une autorisation spéciale à obtenir du conservateur des archives cantonales pour pouvoir manipuler ces vieux documents...

Il existe également des sites d'archives spécialisées :

Les archives religieuses, cantonales et de bourgeoisie, liste et bibliographies : http://perso.wanadoo.fr/winterhalter/themesuisse.htm
Le site pour connaître le répertoire sommaire des fonds manuscrits conservés dans les bibliothèques et archives de Suisse : http://www.snl.ch/repertoi/alsrep.htm
Pour vous y rendre : les adresses et horaires d'ouverture des différentes archives : http://www.staluzern.ch/vsa/archive/archive.html

A part le recensement Napolénien du début du 19e, les recensements en Suisse ont commencé en 1855, celui de 1855 est disponible en microfilm chez les mormons. Il existe pour les périodes plus anciennes des registres d'allégeance. Pour le canton de Berne, une republication de ces registres a été effectuée par l'éditeur américain Picton Press sous le titre "Men of Bern" cf. http://www.eye.ch/swissgen/menobern.htm

20.2.4. Les Mormons

Pour tous ceux qui ne peuvent se déplacer dans les archives suisses, il faut signaler l'immense travail des mormons (LDS) qui ont microfilmé un grand nombre de documents d'archives (BMS entre autres), d'état-civil ou bibliographiques...
Pour savoir si des documents ont été filmés passer par la page des résumés de Swissgen http://www.eye.ch/swissgen/kibu/index.html#FRENCH. Vous pourrez ainsi chercher par canton puis commune et trouver le regroupement paroissial éventuel. Lorsqu'aucun résumé n'est disponible, il reste possible de passer par la page d'accueil d'accueil http://www.eye.ch/swissgen/ldsloc-m.htm. Choisissez votre canton puis votre commune.

Il faut savoir que certains microfilms (comme ceux de l'ancien évêché de Bâle) sont soumis à des restrictions de divulgation. Pour obtenir l'autorisation de les visionner, il faut écrire au service compétant en Suisse en mentionnant les numéros FHL des microfilms demandés. Une fois l'autorisation obtenue (elle est gratuite) le responsable du centre FHC la joindra à sa demande pour faire venir les films.

Il y a des centres généalogiques mormon (FHC) partout dans le monde. Pour la liste des centres francophones en Europe : http://www.jocorama.net/sdj/centres.htm#centres. Pour les centres FHC ailleurs dans le monde : http://www.familysearch.org/Eng/Library/FHC/frameset_fhc.asp. L'accès chez les mormons se paye à la bobine (en France ou en Belgique 6,10 euros/bobine pour 2 mois, en Suisse CHF 16.- par bobine pour 4 mois).

Les mormons ont également un site internet international http://www.familysearch.org/. Un mode d'emploi non exaustif en français se trouve sur http://guillaume.roelly.org/entraide/lds.htm. Les mormons ont également un site en allemand sur leur présence en Suisse http://www.hlt.ch/.

20.2.5. Documents bibliographiques

L'accès aux documents bibliographiques se fait dans les usuels des archives cantonales ou dans les bibliothèques cantonales. ou encore pour certains documents dans des centres d'archives françaises comme le CDHF en Alsace.
Une large liste de documents bibliographiques se trouve sur http://www.unige.ch/biblio/ses/jla/gen/bib003.html. Voici une liste très résumée :

Pour des recherches plus anciennes, on trouvera On trouvera un répertoire des fonds manuscrits sur http://ageco.snl.ch/librodb/?language=fr.

20.2.6. Associations de Généalogie / Listes de diffusion

Des associations de Généalogie existent bien évidemment en Suisse. Pour en trouver la liste, visitez http://www.chez.com/genealogiesuisse/associations.html. On y trouve des amateurs comme des généalogistes professionnels. De plus deux sites web consacrés à la généalogie suisse existent : il s'agit de Swissgen http://www.eye.ch/swissgen/ et SwitzerlandGenWeb http://www.rootsweb.com/~chewgw/. Le premier est multilingue Anglais / Allemand / Français / Italien / Romanche (tri des langues par nombre de pages) et comporte des renseignements sur toute la Suisse. Le deuxième est anglophone et comporte de très nombreux renseignements sur le canton de Vaud. Il est beaucoup moins fourni pour les autres cantons.

Pour favoriser l'entraide il existe des listes de diffusion. C'est un peu comme un newsgroup mais par mail donc ça peut être assez envahissant dans la boite aux lettres. Ci dessous les trois principales. Une liste des listes et forums de généalogie suisse se trouve sur http://www.chez.com/genealogiesuisse/listesetforums.html. D'autres (n'ayant pas un découpage géographique) sont référencées sur http://www.rootsweb.com/~jfuller/gen_mail_country-swi.html

20.2.7. Heraldique

A lire pour comprendre les particularités de l'héraldique Suisse http://www.dhs.ch/externe/protect/textes/f/F12809.html. La Société Suisse d'Héraldique a son site internet http://www.schweiz-heraldik.ch/
Il est également à savoir que la plupart des archives cantonales ont un service d'héraldique qui assure une reproduction payante des blasons.

Armoriaux en ligne :

Les armoriaux fribourgeois, genevois, neuchatelois, vaudois et valaisans sont publiés sous forme papier, ainsi que ceux de certaines villes dans toute la Suisse. A consulter également l'article d'Eric Nusslé : http://www.notrefamille.com/v2/editorial/article.asp?id_article=72
20.2.8. Noblesse

Enfin, si vos ancêtres sont nobles, voici une très bonne page qui détaille la notion de noblesse en Suisse : http://www.diesbach.com/sghcf/n/noblesse.html

20.3. Comment chercher en Suisse ? / Noms de familles suisses

20.3.1. Commune d'origine

Pour faire de la généalogie en Suisse il faut connaître le principe de citoyenneté suisse, vous en trouverez la description sur la page suivante: http://www.eye.ch/swissgen/citiz-f.htm. Vous y verrez en particulier que le Suisse est citoyen de la confédération, du canton, mais surtout pour ce qui concerne les recherches généalogiques d'une commune. Il s'agit généralement de la commune où son plus ancien ancêtre patronymique a été enregistré pour la première fois. Cette citoyenneté communale est indiquée dans tous les actes importants: naissance, mariage, décès. Tous les actes concernant un individus sont rattachés à cette commune. Les communes tiennent des registres des familles et/ou des registres de bourgeoisie pratiquant ainsi un "double enregistrement" par rapport aux actes des églises ou de ceux d'état-civil.
Pour bien comprendre la différence entre commune politique, commune bourgeoise et commune d'origine, lire l'histoire des communes sur http://www.diesbach.com/sghcf/bourgeoisie.html.

Aussi convient-il de déterminer le plus précisément possible dans quelle(s) commune(s) chercher. Pour cela l'un des meilleurs moyens serait de faire appel au service SSD sur http://www.swiss-surnames.org/home.mv Ce service peut consulter pour vous un grand nombre de référence bibliographiques (évoquées au paragraphe précédent) et peut vous renvoyer une liste de communes qu'il faudra "décoder" suivant l'exemple de la page http://www.eye.ch/swissgen/famnam-m.htm. Malheureusement ce service SSD est fermé pour une durée indéterminée. Il faut pour l'instant demander ces renseignements par l'intermédiaire de l'une des listes de diffusion (cf § 20.2.6 Associations Généalogiques / Listes de diffusions ) ou consulter soi même la principale de ces références bibliographiques : le répertoire des noms de familles suisses. Ce dernier est indexé sur Généanet ce qui peut vous permettre d'affirmer/infirmer que votre patronyme avait bien le droit de bourgeoisie dans un village suisse en 1962 en quelques coups de clics... http://news.geneanet.org/fr/article.php?sid=73.

20.3.2. Comparer son travail et celui des autres

Il est fort possible que le résultat du SSD mentionne le "von Moos". Ce livre répertorie les généalogies publiées et donne leur lieu de conservation. Généralement soit la Bibliothèque Nationale Suisse (Adresse et conditions d'accès sur http://www.snl.ch/f/fuehr/pr_index.htm) soit la bibliothèque de la SSEG/SGFF qui est également conservée au même endroit mais dans un fond différent.

Un index des pages internet regroupant les généalogies suisses des particuliers se trouvent sur http://www.eye.ch/swissgen/family-f.htm.

Internet et les autres chercheurs peuvent également vous aider ! Pour vous faciliter la tâche de recherche dans la toile, Genealogiesuisse vous propose deux pages qui regroupent l'une les moteurs de recherche et l'autre les bases de données généalogiques.

20.3.3. Particularités Cantonales

La Suisse n'est pas uniforme et la recherche dans les différents cantons peut s'avérer fort différente... Dans certains cantons il faut obtenir une autorisation spéciale pour consulter les registres et la facilité d'obtention de cette autorisation varie suivant les cantons. Le canton d'Appenzell n'en délivre malheureusement aucune, même aux historiens. Dans les cantons de Bâle-Ville, Bâle-Campagne, Berne, Genève, Neuchâtel, Soleure, Vaud et Zurich, les originaux des registres sont conservés aux archives cantonales. Dans les cantons d'Argovie, Grisons, Lucerne, Saint-Gall, Tessin, Thurgovie les registres ne sont pas centralisés mais des microfilms sont à disposition aux archives cantonales. Dans les cantons de Fribourg, Glarus, Nidwald, Schwytz, Tessin, Uri et Zoug les registres se trouvent encore dans les paroisses, (cf. § 20.1.5 Religions pour avoir les adresses). On peut généralement les consulter sous réserve qu'ils soient en bon état et que le curé soit de bonne volonté. Compte-tenu de ces particularités, il vaut souvent mieux consulter les microfilms chez les mormons.

20.3.4. Onomastique

Voici quelques sites sur l'onomastique (signification des patronymes) dans la Suisse romande :

Il faut également savoir qu'en Suisse romande des modifications de noms ont eu lieu à la fin du 15e siècle- début du 16e siècle. Trois types de modifications ont eu lieu lorsque la population arriva à un volume tel qu'il était impossible de savoir de qui on parlait. Un deuxième nom a été adjoint au premier séparé ou non par le mot "dit". Ce deuxième nom pouvait être attribué d'après un surnom, d'après un prénom ou d'après un évènement marquant. Quelques exemples "Droz-dit-Busset", "Jeanneret-Grosjean", "Huguenin-Virchaux", "Peter-Comtesse"... pour tout faciliter le nom original n'est pas toujours le premier !

Dans les Grisons, il y a un autre phénomène onomastique remarquable : les noms de famille des Grisons commençant par CA. Les patronymes rhétoromans commençant par CA- sont en fait le résultat d'une abbréviation. CA- voulant dire CASA (la maison). Avec des déformations ou abréviations on a les exemples suivants :

Il faut bien comprendre que cette manière de désigner les gens a été utilisée il y a assez longtemps (de 1400 à la création des patronymes)
De la maison peut évidement signifier qu'on est "de la famille de" mais également qu'on est "employé par " dans le cas de grosses fermes.

20.4. Les Suisses et les migrations / Militaires et mercenaires suisses

20.4.1. Immigrations

Concernant l'immigration vers la Suisse, un premier mouvement est celui des Vaudois (adeptes de Pierre Valdo) [ils n'ont rien à voir avec les habitants du canton de Vaud] qui ont quitté leurs vallées turinoises pour venir en Suisse en 1686 et ont pour la plupart fait le voyage retour en 1690, pour d'autres ont émigré vers l'Allemagne. Pour trouver les références des ouvrages qui traitent de leur passage en Suisse, lire : "Bibliografia valdese" d'Augusto Armand-Hugon & Giovanni Gonnet, Publication : Torre Pellice : Tip. subalpina, 1953 [FHL INTL Film 1181890 Item 4].

Un autre mouvement important est celui des réfugiés protestants qui ont quitté la France où ils étaient persécutés. Des registres spéciaux leur étaient ouverts : les "Recensements des protestants réfugiés". Regardez le site http://www.unige.ch/biblio/ses/jla/gen/sou003-f.html#RecProtRef pour plus de détails.

20.4.2. Émigrations

L'émigration la plus ancienne (13e, 14e siècle) dont on aie trace est celle des Walser http://www.wir-walser.ch/francais/wersind.html.

Vous trouverez deux pages très bien faites qui détaillent les raisons économiques et religieuses qui ont pu pousser de nombreux suisses à émigrer sur http://perso.club-internet.fr/jeanmarc.vonallmen/emigrationF/index.html. Vous pouvez également consulter http://www.snl.ch/dhs/externe/protect/textes/F7988.html qui donne une bonne synthèse des émigrations des Suisses. On se réfèrera également à http://www.junod.ch/genealfr/pourquoi_em.html qui dresse un parallèle intéressant entre la Suisse du 18e et 19e siècle et les pays les moins avancés (PMA) actuellement. On trouvera sur http://www.christm.ch/support/allgemein/auswanderungsuche.htm (en allemand) un résumé de la problématique des recherches d'émigrants suisses et de la méthodologie pour en retrouver les actes.

Pour des renseignements fonction des pays d'arrivée, vous pouvez consulter http://cinquiemesuisse.ifrance.com/cinquiemesuisse/.

Il y a eu plusieurs émigrations suisses dans les 400 dernières années. Il y a plusieurs grandes périodes :

Un édit royal favorisant l'implantation d'émigrants en Alsace - Franche-Comté et Lorraine a probablement été publié par Louis XIV à l'issue de la guerre de 30 ans (1648). Il n'en reste pas de trace sauf le mémoire de M. de Rosselange (un fonctionnaire lorrain d'après Reuss), rédigé vers 1656 et adressé au ministre Colbert. M. De Rosselange affirme que les gouvernements de Hanau-Lichtenberg, de Wurtemberg et le gouvernement français envoyèrent (cela se passe donc avant 1656) des hérauts et des trompettes dans les pays voisins, invitant les étrangers à s'établir chez eux, en leur promettant que, sans payer aucun cens, ils pourraient choisir une maison et autant de terres qu'ils seraient en état de labourer et que pendant une certaine période, ils seraient exempts de tout impôt". De nombreux Suisses sont venus. Des allemands également ainsi que quelques français du massif central ou de champagne.
Pour plus de détails, on se reportera aux livres suivants :

A côté de ces mouvements migratoires principaux, d'autres émigrations -minoritaires - ont eu lieu pour des motifs de sédition, idées révolutionnaires, bannissement ou autres...

Il faut également parler d'une migration particulière qui a transformé le terme de "Suisse" de nationalité en métier. On consultera en particulier les anciens dictionnaires français http://duras.uchicago.edu/cgi-bin/quick_look.new.sh?word=suisse pour avoir une bonne idée de ce que recouvre ce métier de garde. On remarquera que le mot vers 1800 désigne presque à coup sûr à la fois le métier et la nationalité pour ne plus désigner que le métier 35 ans plus tard. Cette migration a non-seulement eu lieu vers la France mais également vers la Russie ou le mot "schwejtsar" désigne toujours un portier.

Une base recense les suisses francophones qui sont partis vers la Russie: http://www.geneaguide.com/rech-index/index.htm?sel=Russie.

On citera également les mouvements des marchands de toile suisse qui ont acquis des droits spéciaux (exemption de taxes) dans le royaume de France dès le 15e siècle. On consultera en particulier le site de l'encyclopédie de Diderot et d'Alembert sur http://hera.inalf.cnrs.fr/cgi-bin/getobject_?a.117:100:2./home/leonid/artfl/ENC/

20.4.3. Militaires et mercenaires suisses

Il faut cependant remarquer que de nombreux Suisses ont participé en tant que militaires dans des corps de troupes organisés ou en tant que mercenaires à la plupart des conflits intra-européens. Certains ont fait souche à l'étranger. Il faut en particulier noter que les accords avec les états leur garantissaient une liberté religieuse. Un article général sur les mercenaires suisses : http://www.unil.ch/spul/allez_savoir/AS20/pdf_files/2.pdf.

Bibliographie :

Documents généraux sur les troupes

Documents spécifiques aux troupes suisses

© 2001-2004 : G.-M. Coquoz, R. Devaud, G. Rœlly
Merci à J.-P. Bielmann, C. Bonzon, J.-C. Coulon, B. Debreil, F. Favre, C. Hernicot, M. Jude, P. Mattli, P. Margerand, P. Mettraux, N. Reusser, F. Saupé, E. Serafin, A. Serander, D. Schmutz, F. Sciboz et J. Tosti pour leurs compléments.

Nota : Les références de microfilms/microfiches/livres entre crochet avec mention FHL sont celles des centres de généalogie des mormons.